Développement personnel

Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /Avr /2009 14:41

     Il me semble qu'il en va de la pensée humaine qu'on ne peut se contenter d'errer de ci de là sans se demander ce que nous faisons ici, ce pourquoi nous agissons, ce pourquoi nous nous battons, ce pourquoi nous vivons. C'est ainsi que tout un chacun est amené un  jour ou l'autre, plus ou moins consciemment et de manière plus ou moins soutenue, à effectuer des feedbacks. Qu'en dites-vous ? Ne vous êtes vous jamais retourné pour voir ce que vous aviez fait, ce que vous êtes devenus, ce que vous voulez devenir ?

Nous nous demandons d'abord d'où nous venons, puis comment nous nous sommes construis au fil des ans. Enfin nous nous projettons dans le futur afin de nous soulager de nos peurs. D'ailleurs, il peut paraître assez tentant de se dire que cette construction et ces feedbacks sur elle ne sont que des moyens de se définir en tant qu'individu unique, d'asseoir cette identité et ainsi de se sécuriser soi-même. J'entends par là que nos vies étant uniques, c'est en faisant une liste de nos expériences personnelles que nous pouvons défendre le fait que personne d'autre n'a vécu sa vie à l'identique, et donc que nous sommes NOUS MÊME et pas un autre. Enfin bref...

Ce processus s'accompagne, à mon avis, d'un fil rouge dont l'avatar est le "pourquoi", question fondamentale donnant, tout du moins en apparence, un sens à nos actes.

 

     A l'heure actuelle, et au sein de notre société, on voit surgir quelques "pourquoi" derrière lesquels nous nous réfugions pour nous orienter et nous couvrir. Il y a les grands classiques de notre époque tels que le développement personnel, la réussite professionnelle ou encore la défense de causes humanistes. La spiritualité, les idéaux politiques, la lutte contre le cancer, l'écologisme, la rémunération, le poste et les conditions de travail, toutes ses raisons me paraissent être des excuses, des échappatoires, ou peut être des modes de défense complexes. Mais trouve-t-on réellement le réconfort désiré ? Que comblons-nous par ces processus de sauvegarde ? Y'a-t-il un sens réel et profond à nos vie ?

Ca peut paraître un peu pompeux comme questionnement mais franchement, personnellement je doute qu'aucun d'entre nous, d'une manière ou d'une autre, ne se soit posé la question. "Qu'est-ce que je fous là ?" "Pourquoi moi ?", Comment répondez-vous à ça ?

Par Aurélien LE CHEVANTON - Publié dans : Développement personnel
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Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /Avr /2009 11:40
      Il est de ces instants où l'on s'arrête, au beau milieu de cette fervante excitation qui emplie nos vies, et où l'on s'attarde à observer ce que nous avons fait, ce que nous sommes devenus aprés tant de décisions prises, de choix aussi complexes que nous avons pu prendre. On se regarde soi-même un jour comme les autres et pourtant ce jour là nous nous interrogeons sincèrement sur ce qui a bien pu nous conduire à ce qui nous définis aujourd'hui. Vous êtes Untel, avec une adresse, un numéro de téléphone, un travail, une famille, que sais-je! Vous avez telle ou telle opinion, vous votez tel ou tel parti, vous vous investissez dans telle ou telle action ou passion. Et pourtant, arrêtez moi si je me trompe, mais jamais vous n'auriez pu vous imaginez exactement comme cela à cet âge de la vie. Et cela vaut pour tous les âges.

     De plus, personne ne vous avez prévenu. Vos parents ou vos proches vous on certainement rabaché qu'en agissant comme ceci ou comme cela vous créérez des causes pour telle ou telle conséquence. “Si tu travaille bien tes sciences et que tu écoutes à l'école tu seras ingénieur!” Et pourtant nous savons tous que cela n'a rien avoir dans l'affaire. Alors remettons-nous en au libre arbitre et au choix. Choisissons-nous vraiment ce que nous sommes puisque rien ne semble nous indiquer le chemin exact pour notre destinée ?

     Regardons cela de plus prés. Il suffit d'une orientation professionnelle aléatoire ou encore d'une rencontre fortuite qui se transforme en couple, en groupe d'amis, ou bien encore d'un déménagement, et zou! Tout est changé. Vous êtes toujours le/la même mais plus du tout au même endroit. Vous rencontrez d'autres personnes, vous fréquentez des lieux différents, et rapidement une vie en devient une autre. Sommes nous réellement les acteurs alors ?


     Ayant ouvert ce blog par Nietzsche je souhaite revenir à des valeures plus attractives pour chacun. Il y a cette fameuse réplique dans le film Matrix 3, que l'Oracle propose à Neo : “Tu n'es pas ici pour faire ce choix. Tu l'as déjà fait. Tu es ici pour comprendre pourquoi tu l'as fait. Je croyais que tu l'avais compris depuis longtemps.”

Un peu plus loin dans l'histoire, alors que le héros tente vainement de battre le grand méchant Smith, son sacerdoce, celui-ci s'aperçoit que la bataille finale, la fusion du gentil et du méchant, doit forcément avoir lieu : “ vous le sentez Monsieur Anderson” il n'y a aucune échapatoire. Le problème se résoud dans la lutte finale où Neo perd le combat alors que tout du long il cherchait la victoire. Pourtant c'est l'ensemble de ses choix qui le définissent, qui l'on rendu héroïque, magnifique. Il part de rien, enchaîne les décisions majeures qui vont le définir comme individu hors du commun tout ça pour en arriver à ce qui était inéluctable, sa mort. Et nous voilà face à un nouveau dilemme, tout notre joli développement personnel, nos idéaux, nos projets, pour en arriver à la mort! Plus qu'un recours, le passage à la postérité, le “ ce que l'on laisse derrière nous", le “grand pourquoi” que j'ai introduit précédemment.


     Alors qui sommes-nous ? Nos actes ? Nos enfants ? Nos pensées ? Nos travaux et autres oeuvres en tout genre ? Qu'en dites-vous ?


Je vous invite à regarder ce film sous un angle plus philosophique et à apercevoir les nombreux thèmes de réflexion qu'il propose. Le fil rouge central me paraissant être les choix, ceux qui une fois accumulés finissent par former notre identité, notre construction, notre développement personnel, processus derrière lequel nous jouons notre grande pièce de théâtre et que nous appelons moi.

Par White Wolf - Publié dans : Développement personnel
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Samedi 4 avril 2009 6 04 /04 /Avr /2009 16:55
Face à tant d'agitation dans nos vies, comment apréhender sereinement les évènements du quotidien sans un point d'ancrage, une zone sans conflit où l'on peut venir à notre guise, un retour au source à porté de main ? Personnellement je n'ai pas de réponse à cette question car mon expérience, si maigre soit-elle, m'a démontré que ce lieu de refuge est nécessaire. D'aucun ira se connecter à une communauté, rejoindre son groupe d'ami sur un de ces sites que l'on nomme désormais réseau social ( sans noter que celui-ci est ARTIFICIEL biensur ), ou dialoguer "online" sur messenger ou un quelconque forum, boire un verre au pub ou encore aller en boîte, j'en passe et des meilleurs. Evidemment il y a les solutions plus osées, les toxicomanies du caféisme à la cocaïne, l'acharnement au travail pour ceux qui ont su concerver le leur, etc.
Personnellement je trouve que ces issues n'en sont pas, ne nous libèrent pas de nos tensions comme nous l'espérerions et j'irais m^me jusqu'à dire qu'en nous libérant d'un stress lambda elles nous amènent à de nouvelles névroses, de nouvelles problématiques et c'est un cercle sans fin. Alors je souhaiterais partager une grande découverte avec vous...
J'ai, avant même de comprendre ce que je disais, défendu la laïcité, un athéïsme fervent dont je défend encore pleinement les bases. Cependant j'ai découvert ce que l'on nomme Bouddhisme tibétain. Il est long et hardu de définir ce qu'il est mais je m'y attacherais ua fil de mes articles. Mon maître, Lama Shédroup, disciple du Vénérable Guendune Rimpotché détenteur des pratiques de la lignée Kagyupa à laquelle j'appartiens, a présenté lors d'un enseignement autrefois tenu secret que l'on nomme Lo Djong, le Bouddhisme Tibétain comme une science de l'esprit. En fait, il citait Matthieu Ricard, dont le livre plaidoyer pour le bonheur a fait fureur par chez nous.
J'ai pris refuge, terme dont je détaillerais la teneur plutard, à l'âge de 15 ou 16 ans, j'étais en 1ère Scientifique au Lycée Raymond Queneau. Cela faisait deux ans que je fréquentais le centre Karma Euzer Ling (  ) où je reçu mes premiers enseignements sur les émotions et le karma.
Le chemin que je pris alors semblait rayonnant et pourtant, qui a le courage et la force de méditer ne serait-ce qu'une heure par jours ?
Cette voie qui s'est offerte à moi me paraît aujourd'hui partie de moi et cela m'apporte une grande force, une énergie indéniable. SI j'en parle ici c'est parce que je me dis que beaucoup d'autres personnes doivent chercher leur refuge, un endroit où ils se sentent en paix et détendu, enfin. Et bien je souhaite à partir d'aujourd'hui partager ce que j'ai appris et cela commencera dès mon prochain article qi visera à présenter le Noble Octuple Sentier et ses 4 Nobles Vérités qui, je l'espère, sauront vous parler ou tout du moins vous donner cette force dont je vous parlais plus haut.

En attendant allez sur le site www.karma-euzer-ling.org ou www.dhagpo-kagyu-ling.org ou encore ktt.dhagpo-kagyu.org/ si vous souhaitez quérir quelque information pour comprendre mon engouement. Il est vrai que l'agitation règne tout autant dans nos rue que dans notre presse et j'ai rarement lu un article qui décrivait sérieusement le Bouddhisme Tibétain, excepté dans Le Monde
Par White Wolf - Publié dans : Développement personnel
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 15:41
Voici le premier enseignement du bouddhisme tibétain qui me fut donné de recevoir. A mon sens il répond à de nombreux questionnements qui ont cours à l'époque qui est la notre et dans notre société.
Au début du XXème siècle, deux courants artistiques majeures émergèrent avec à leur tête, MARINETTI et RUSSOLO, DUCHAMP et PICASSO, le futurisme et le cubisme. Ces courants étaient fondamentalements théoriques et défendaient les valeurs esthétiques de l'aire industrielle : la machine, le mouvement et la vitesse. D'où cette magnifique phrase de MARINETTI in Manifeste du futurisme :

“ Nous déclarons que la splendeur du monde s'est enrichie d'une beauté nouvelle, la beauté de la vitesse “

Les figures de ce mouvement, et notamment la section d'or des cubistes, parmis lesquels on retrouve Le Corbuzier, F.Léger, M.Duchamp, s'interessèrent de trés prés aux travaux des scientifiques comme Einstein, Poincarré, et bien d'autres.

La volonté de sacraliser la nouveauté, l'intérêt pour les nouvelles technologies, la quête perpétuelle du "toujours plus" amène progressivement et inéductablement l'Homme à se casser le nez. La vitesse, engendre l'agitation, la machine engendre l'insatisfaction ( pollution, licenciements ). Il n'y a point d'issue pour ceux qui s'embourbent dans cette voie.

C'est pourquoi je défend l'esthétique du calme, de la lenteur, de l'ouvrage manuel et/ou intellectuel. Il existe d'ailleurs un livre tout ce qu'il y a de plus sympathique qui s'intitule Eloge de la lenteur de Carl Honoré que je vous propose.

 

Quoi qu'il en soit je vais donc vous exposer les Quatre Nobles vérités enseignées par le Bouddha il y a plus de deux millénaires.


"Le Bouddha

Bouddha signifie Éveillé. Le Bouddha Sakyamouni est un personnage historique, ayant vécu au Vème siècle avant l'ère chrétienne. Prince héritier d'un petit royaume indien, marié, père d'un enfant, il se détourne de cette vie mondaine pour devenir moine errant. Après une pratique méditative intense, il atteint l'Éveil et décide de se consacrer à l'enseignement de la vérité libératrice qu'il a découverte, ce qu'il fait jusqu'à sa mort, à 84 ans. Son enseignement a été transmis jusqu'à nos jours, par des lignées de disciples qui en ont réalisé le sens.

 

L'enseignement du Bouddha: le Dharma

Son enseignement

Compassion et sagesse, sagesse et compassion, voici le leitmotiv qui revient dans tous les écrits bouddhiques Telle est la véritable dimension de la voie spirituelle que transmit le Bouddha, il y a vingt cinq siècles.
Son message est condensé dans les "Quatre Nobles Vérités".

1 - la vérité de la souffrance : L'existence en ce monde est marquée par une profonde insatisfaction, par la souffrance physique et morale, par la peur des circonstances indésirables, par l'incapacité à obtenir le bonheur durable auquel on aspire. C'est le constat de la condition qui touche, peu ou prou, chaque être humain.

2 - la vérité de l'origine de la souffrance : Cette insatisfaction fondamentale est nourrie par une vision tronquée que l'on a de soi-même et du monde ; les attachements que l'on crée pour ce qui est changeant par nature ; la lutte agressive que l'on mène contre ce qui nous dérange ; l'importance démesurée que l'on accorde à soi-même ; la jalousie, l'envie, . Toutes ces attitudes nous retiennent dans une situation douloureuse, apparemment sans issue.

3 - la vérité de la cessation de la souffrance : Mais il existe une possibilité de dissiper ces souffrances, d'en détruire les causes et de s'en libérer. Surgit alors un état de lucidité, de paix et de plénitude parfaites - et non pas le néant comme on le croit parfois en Occident. Cette nature libre de toute souffrance est présente en chacun, homme ou femme. Il est dit qu'ils possèdent, à l'égal de tous les êtres, la "nature de Bouddha".

4 - la vérité du chemin de la cessation de la souffrance : c'est la voie du milieu, à l'écart de tous les comportements extrêmes qui permet de trouver la liberté intérieure. Elle comporte un très large éventail de conseils et de pratiques qui s'inscrivent tous dans la triade fondamentale de l'éthique, de la méditation et de la sagesse.

Dans cette voie, l'individu est constamment renvoyé à sa propre responsabilité, à partir de la connaissance des principes enseignés par le Bouddha. L'éthique est étrangère à des notions d'interdits ou de commandements et elle doit être considérée à la lumière de la sagesse qui accompagne le développement spirituel.

A cette conduite éthique s'ajoutent les pratiques de méditation, le coeur de la tradition bouddhique. Celles-ci visent à transformer l'homme en éclairant et pacifiant son esprit, en éliminant peu à peu ses tendances négatives. Ceci amène un équilibre et un bonheur subtil, qui atténuent tout naturellement la convoitise, la haine et l'égoïsme et développent la sagesse lucide et la compassion.

Les pratiques méditatives - c'est à dire l'entraînement systématique physique, mental et spirituel - constituent certainement un apport précieux et original à l'Occident, même non-bouddhique.

Ce système de pensée est libre de dogmatisme, les enseignements étant comparés, selon une métaphore bien connue, à une barque permettant de passer d'une rive à l'autre, de la confusion à la lucidité transcendante. Ceci donne au bouddhisme une dimension d'ouverture et de tolérance, et contribue à développer une attitude respectueuse à l'égard des autres traditions religieuses."

 

in karma-euzer-ling.org

 

Un hermite a dit un jour, "l'entrée du chemin est fine comme le fil d'un rasoir entre deux montagne." Cette perspective qu'offre les quatre vérités est extrêmement joyeuse, quasi inespérée mais l'entrée du chemin est difficile à trouver. Je pense que beaucoup ne parcours pas le chemin mais passent des années, parfois bien plus, à tendre vers, à espérer, à aspirer à entrer dans le courant.

Je vous souhaite de le fouler un jour prochain. Puisse tous les êtres entendre le Dharme, les enseignements, les comprendre et les réaliser pleinement.

 

Karma Djin Pa Gyamtso


Par White Wolf - Publié dans : Développement personnel
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