Vendredi 3 avril 2009
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16:41
Qu'y a-t-il de plus reposant qu'un véritable, un profond, un pur moment de silence ? A mon sens il y a plusieurs degrés au silence : celui éprouvé par l'ouïe, celui éprouvé par le corps, et enfin
celui éprouvé par l'esprit. Notre monde tourne à cent à l'heure. Les voitures se succèdent, les métros nous balaient, le marteau piqueur ne martèle pas que le bitume. L'incessant brouaha s'accorde
à l'effervescence qui règne dans nos villes. C'est comme si la foule s'était accordée pour extérioriser le vacarme qui résulte de notre hyperactivité, créant autant de machines bruyantes que de
formes agressives.
En dépit du bon sens c'est la verdure que l'on grillage, ce sont les jeux d'enfants qui restent à l'ombre entre deux tours de béton, la flore ne s'épanouit plus que chez le fleuriste.
Et maintenant ? Et maintenant nous assistons aux défilés des CRS, des voitures banalisées de la police qui scindent le cortège d'un bouchon, l'ambulance qui hurle la peur de celui qu'on conduit aux
urgences.
"Silence! Silence!
Comme un vent délicieux danse invisiblement sur les scintillantes paillettes de la mer, léger, léger comme une plume : ainsi - le sommeil danse sur moi. Il ne me ferme pas les yeux, il laisse mon
âme en éveil. Il est léger, en vérité, léger comme une plume." F.Nietzsche
Alors nous partons en quête de paix intérieur, d'un coin boisé pour le week end, un silence qui depuis longtemps semble avoir quitté les glorieuses métropoles.
Par White Wolf
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Publié dans : Philo
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