Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 15:41
Voici le premier enseignement du bouddhisme tibétain qui me fut donné de recevoir. A mon sens il répond à de nombreux questionnements qui ont cours à l'époque qui est la notre et dans notre société.
Au début du XXème siècle, deux courants artistiques majeures émergèrent avec à leur tête, MARINETTI et RUSSOLO, DUCHAMP et PICASSO, le futurisme et le cubisme. Ces courants étaient fondamentalements théoriques et défendaient les valeurs esthétiques de l'aire industrielle : la machine, le mouvement et la vitesse. D'où cette magnifique phrase de MARINETTI in Manifeste du futurisme :

“ Nous déclarons que la splendeur du monde s'est enrichie d'une beauté nouvelle, la beauté de la vitesse “

Les figures de ce mouvement, et notamment la section d'or des cubistes, parmis lesquels on retrouve Le Corbuzier, F.Léger, M.Duchamp, s'interessèrent de trés prés aux travaux des scientifiques comme Einstein, Poincarré, et bien d'autres.

La volonté de sacraliser la nouveauté, l'intérêt pour les nouvelles technologies, la quête perpétuelle du "toujours plus" amène progressivement et inéductablement l'Homme à se casser le nez. La vitesse, engendre l'agitation, la machine engendre l'insatisfaction ( pollution, licenciements ). Il n'y a point d'issue pour ceux qui s'embourbent dans cette voie.

C'est pourquoi je défend l'esthétique du calme, de la lenteur, de l'ouvrage manuel et/ou intellectuel. Il existe d'ailleurs un livre tout ce qu'il y a de plus sympathique qui s'intitule Eloge de la lenteur de Carl Honoré que je vous propose.

 

Quoi qu'il en soit je vais donc vous exposer les Quatre Nobles vérités enseignées par le Bouddha il y a plus de deux millénaires.


"Le Bouddha

Bouddha signifie Éveillé. Le Bouddha Sakyamouni est un personnage historique, ayant vécu au Vème siècle avant l'ère chrétienne. Prince héritier d'un petit royaume indien, marié, père d'un enfant, il se détourne de cette vie mondaine pour devenir moine errant. Après une pratique méditative intense, il atteint l'Éveil et décide de se consacrer à l'enseignement de la vérité libératrice qu'il a découverte, ce qu'il fait jusqu'à sa mort, à 84 ans. Son enseignement a été transmis jusqu'à nos jours, par des lignées de disciples qui en ont réalisé le sens.

 

L'enseignement du Bouddha: le Dharma

Son enseignement

Compassion et sagesse, sagesse et compassion, voici le leitmotiv qui revient dans tous les écrits bouddhiques Telle est la véritable dimension de la voie spirituelle que transmit le Bouddha, il y a vingt cinq siècles.
Son message est condensé dans les "Quatre Nobles Vérités".

1 - la vérité de la souffrance : L'existence en ce monde est marquée par une profonde insatisfaction, par la souffrance physique et morale, par la peur des circonstances indésirables, par l'incapacité à obtenir le bonheur durable auquel on aspire. C'est le constat de la condition qui touche, peu ou prou, chaque être humain.

2 - la vérité de l'origine de la souffrance : Cette insatisfaction fondamentale est nourrie par une vision tronquée que l'on a de soi-même et du monde ; les attachements que l'on crée pour ce qui est changeant par nature ; la lutte agressive que l'on mène contre ce qui nous dérange ; l'importance démesurée que l'on accorde à soi-même ; la jalousie, l'envie, . Toutes ces attitudes nous retiennent dans une situation douloureuse, apparemment sans issue.

3 - la vérité de la cessation de la souffrance : Mais il existe une possibilité de dissiper ces souffrances, d'en détruire les causes et de s'en libérer. Surgit alors un état de lucidité, de paix et de plénitude parfaites - et non pas le néant comme on le croit parfois en Occident. Cette nature libre de toute souffrance est présente en chacun, homme ou femme. Il est dit qu'ils possèdent, à l'égal de tous les êtres, la "nature de Bouddha".

4 - la vérité du chemin de la cessation de la souffrance : c'est la voie du milieu, à l'écart de tous les comportements extrêmes qui permet de trouver la liberté intérieure. Elle comporte un très large éventail de conseils et de pratiques qui s'inscrivent tous dans la triade fondamentale de l'éthique, de la méditation et de la sagesse.

Dans cette voie, l'individu est constamment renvoyé à sa propre responsabilité, à partir de la connaissance des principes enseignés par le Bouddha. L'éthique est étrangère à des notions d'interdits ou de commandements et elle doit être considérée à la lumière de la sagesse qui accompagne le développement spirituel.

A cette conduite éthique s'ajoutent les pratiques de méditation, le coeur de la tradition bouddhique. Celles-ci visent à transformer l'homme en éclairant et pacifiant son esprit, en éliminant peu à peu ses tendances négatives. Ceci amène un équilibre et un bonheur subtil, qui atténuent tout naturellement la convoitise, la haine et l'égoïsme et développent la sagesse lucide et la compassion.

Les pratiques méditatives - c'est à dire l'entraînement systématique physique, mental et spirituel - constituent certainement un apport précieux et original à l'Occident, même non-bouddhique.

Ce système de pensée est libre de dogmatisme, les enseignements étant comparés, selon une métaphore bien connue, à une barque permettant de passer d'une rive à l'autre, de la confusion à la lucidité transcendante. Ceci donne au bouddhisme une dimension d'ouverture et de tolérance, et contribue à développer une attitude respectueuse à l'égard des autres traditions religieuses."

 

in karma-euzer-ling.org

 

Un hermite a dit un jour, "l'entrée du chemin est fine comme le fil d'un rasoir entre deux montagne." Cette perspective qu'offre les quatre vérités est extrêmement joyeuse, quasi inespérée mais l'entrée du chemin est difficile à trouver. Je pense que beaucoup ne parcours pas le chemin mais passent des années, parfois bien plus, à tendre vers, à espérer, à aspirer à entrer dans le courant.

Je vous souhaite de le fouler un jour prochain. Puisse tous les êtres entendre le Dharme, les enseignements, les comprendre et les réaliser pleinement.

 

Karma Djin Pa Gyamtso


Par White Wolf - Publié dans : Développement personnel
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Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /Mai /2009 20:02
Force est de reconnaître que pululent de-ci de-là les causes, humanistes ou non, pour lesquelles on lèverait volontier le poing en scandant haut et fort des slogans pour faire changer le monde. En tout cas, bien que je me repère assez mal dans ce fatras politico-économique, je trouve qu'il est intéressant de pouvoir s'investir corps et âme dans un mouvement qui nous amène à suivre un courant, tout en nous exhortant à nous questionner, à questionner notre entourage, à dialoguer, à confronter nos avis, et par voie de conséquence nous définit comme individu social appartenant à Untel groupe.
Cela pourrait nous amener au "pourquoi sommes nous là?" mais tout aussi bien au "comment avancer dans ce monde?". Effectivement si l'on renverse le pourquoi en comment on relâche quelque peu notre emprise sur l'insoluble question pour arriver à une autre bien plus constructive à mon sens. Alors de pourquoi en comment on se forge une expérience, des techniques, qui s'inscrivent dans ce courant, ce mouvement pour lequel on milite. Il y a deux intérêt supplémentaires que je vois à cela : le premier étant d'arrêter de cogiter en rond sans trop se heurter aux autres, le second ayant plutôt trait au fait que sans groupe pour encadrer, orienter, nous pousser à..., on n'agit plus.
Ainsi je pense que l'humanité étant faite de passions, l'Homme cherche constamment le compromis entre ses rêves et la réalité. Et il me semble que l'association militante réponds aussi à ce besoin de compromis en permettant à l'individu de développer réflexions et compétences relatives à la cause, à l'action, à l'utopie qu'il défend, et cela tout en restant pleinement au contact de la société, en s'y inscivant même de tout son poids. En cela le militantisme est à la fois, à mon humble avis, un moyen de résorber et de contenir l'orgueil en partageant avec autrui, de développer un bien-être psychique en mettant en place des éléments concrets qui répondent à des idéaux aussi bien individuels que collectifs, et  enfin de vivre sereinement sa relation à l'autre au travers du groupe.


Par White Wolf
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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /Mai /2009 14:39
Je vais être plus concret pour une fois...
Ces deux dernières années j'ai eu la chance de faire partie de plusieurs équipes de formateurs BAFA pour le compte des CEMEA de Haute-Normandie et j'y ai pris beaucoup de plaisir. Tout d'abord parce qu'on y fait de nombreuses rencontres et que ces stages sont des lieux privilégiés d'échanges et de pratiques.
Cela se déroule sur une semaine. On arrive le jour précédent l'arrivée des stagiaires, on installe des ateliers, on définit ce qu'on va faire de chaque lieu, puis on prépare la journée à venir. Ce qu'il y a d'interessant dans notre démarche, à mon avis, c'est qu'il y a à disposition des zones de travail manuel, un coin arts plastiques, un coin jeux du vent, un autre bois, et même un atelier bidouille! Les stagiaires ont la possibilité de choisir n'importe lequel, d'y venir, d'en repartir, et cela à leur guise. Nous, formateurs, nous sommes à leurs côtés dans une démarche d'accompagnement. Untel veut construire un bateau ? Et bien s'il a déjà des idées en ce qui concerne la réalisation nous le laissons expérimenter tout en veillant à ce qu'il maîtrise l'aspect sécurité et bonne utilisation du matériel. S'il n'a pas les ressources nécessaires nous les lui apportons sans faire à sa place mais en l'amenant progressivement à faire par lui-même.
Des temps théoriques alternent avec ces temps pratiques, et là encore nous ne faisons pas cours. En effet, nous ne considérons pas qu'il existe des personnes ayant le savoir absolu et d'autres non. Nous pensons que c'est par l'échange, la recherche et surtout l'expérimentation que chacun peut acquérir des compétences et des savoirs. Ainsi un coin documentation trés conséquent à la disposition libre des stagiaires et nous les accompagnons, les guidons dans leurs recherches. Au fur-et-à-mesure du stage nous ajoutons à cela de notre propre expérience en leur "donnant des billes", c'est-à-dire des méthodes que nous utilisons en tant qu'animateur ou directeur, des points de vue qui sont notres.
Pour favoriser toute cette autonomie nouvelle dans une démarche d'apprentissage nouvelle, nous laissons les stagiaires se répartir les tâches ménagères, faire ressortir leurs propres envies pour les activités du lendemain, etc.
Nous défendons les principes clés de l'éducation active : l'éducation pour tous, par tous et de tout les instants. C'est un échange, des apprentissages avec, en fil conducteur, l'accompagnement, l'aide, l'entraide, l'autonomie et évidemment un cadre.
Par White Wolf
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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /Mai /2009 15:06
Voilà ce dont nous avons besoin ! Enfin... voilà ce dont j'ai besoin ! Sincérement je ne me retrouve pas dans ce brouillon que nous avons construis au fil des siècles. Ca manque d'air! Ca manque de grand air ! Et donc je m'engage dans ces voies que sont l'écriture et l'éducation nouvelle. L'un pour me défouler, une manière de crier STOP! l'autre pour construire quelque chose qui ressemble à ce que j'aime.
Et pour ce qui est de construire, je me retrouve tout à fait dans la mouvance des CEMEA, pour ne pas les citer, au travers duquel on se forme, on forme des individus pour qu'ils laissent aux enfants la possiblité de s'exprimer, de jouer, de grandir dans un environnement qu'on leur à concocter.
C'est trés réjouissant comme investissement en tant qu militant. Certains iront renforcer les rangs de la CGT, du nouveau parti anti-capitaliste, etc. Et à mon sens on finit ses journées en se remémorant combien "les autres c'est tous des pourris" et patati et patata. Mais au cemea, tu pratiques, tu dialogues, tu te formes et quand tu rentres le soir tu clames : "Youhou! trop dar!" ^_^ Pour ceux qui riront en lisant "DAR", je vous comprends...héhé! On se laisse aisément embarqué par ces expressions qu'on entends à longueur de journée en ACM ou en stage.
ENfin bref voilà un lieu merveilleux ou j'ai le sentiment de faire vivre un peu de mes rêves, un peu de ce petit monde intérieur ; et ça fait du bien.
Par White Wolf
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