Au début du XXème siècle, deux courants artistiques majeures émergèrent avec à leur tête, MARINETTI et RUSSOLO, DUCHAMP et PICASSO, le futurisme et le cubisme. Ces courants étaient fondamentalements théoriques et défendaient les valeurs esthétiques de l'aire industrielle : la machine, le mouvement et la vitesse. D'où cette magnifique phrase de MARINETTI in Manifeste du futurisme :
“ Nous déclarons que la splendeur du monde s'est enrichie d'une beauté nouvelle, la beauté de la vitesse “
Les figures de ce mouvement, et notamment la section d'or des cubistes, parmis lesquels on retrouve Le Corbuzier, F.Léger, M.Duchamp, s'interessèrent de trés prés aux travaux des scientifiques comme Einstein, Poincarré, et bien d'autres.
La volonté de sacraliser la nouveauté, l'intérêt pour les nouvelles technologies, la quête perpétuelle du "toujours plus" amène progressivement et inéductablement l'Homme à se casser le nez. La vitesse, engendre l'agitation, la machine engendre l'insatisfaction ( pollution, licenciements ). Il n'y a point d'issue pour ceux qui s'embourbent dans cette voie.
C'est pourquoi je défend l'esthétique du calme, de la lenteur, de l'ouvrage manuel et/ou intellectuel. Il existe d'ailleurs un livre tout ce qu'il y a de plus sympathique qui s'intitule Eloge de la lenteur de Carl Honoré que je vous propose.
Quoi qu'il en soit je vais donc vous exposer les Quatre Nobles vérités enseignées par le Bouddha il y a plus de deux millénaires.
"Le Bouddha
Bouddha signifie Éveillé. Le Bouddha Sakyamouni est un personnage historique, ayant vécu au Vème siècle avant l'ère chrétienne. Prince héritier d'un petit royaume indien, marié, père d'un enfant, il se détourne de cette vie mondaine pour devenir moine errant. Après une pratique méditative intense, il atteint l'Éveil et décide de se consacrer à l'enseignement de la vérité libératrice qu'il a découverte, ce qu'il fait jusqu'à sa mort, à 84 ans. Son enseignement a été transmis jusqu'à nos jours, par des lignées de disciples qui en ont réalisé le sens.
L'enseignement du Bouddha: le Dharma
Son enseignement
Compassion et sagesse, sagesse et compassion, voici le leitmotiv qui
revient dans tous les écrits bouddhiques Telle est la véritable dimension de la voie spirituelle que transmit le Bouddha, il y a vingt cinq siècles.
Son message est condensé dans les "Quatre Nobles Vérités".
1 - la vérité de la souffrance : L'existence en ce monde est marquée par une profonde insatisfaction, par la souffrance physique et morale, par la peur des circonstances indésirables, par l'incapacité à obtenir le bonheur durable auquel on aspire. C'est le constat de la condition qui touche, peu ou prou, chaque être humain.
2 - la vérité de l'origine de la souffrance : Cette insatisfaction fondamentale est nourrie par une vision tronquée que l'on a de soi-même et du monde ; les attachements que l'on crée pour ce qui est changeant par nature ; la lutte agressive que l'on mène contre ce qui nous dérange ; l'importance démesurée que l'on accorde à soi-même ; la jalousie, l'envie, . Toutes ces attitudes nous retiennent dans une situation douloureuse, apparemment sans issue.
3 - la vérité de la cessation de la souffrance : Mais il existe une possibilité de dissiper ces souffrances, d'en détruire les causes et de s'en libérer. Surgit alors un état de lucidité, de paix et de plénitude parfaites - et non pas le néant comme on le croit parfois en Occident. Cette nature libre de toute souffrance est présente en chacun, homme ou femme. Il est dit qu'ils possèdent, à l'égal de tous les êtres, la "nature de Bouddha".
4 - la vérité du chemin de la cessation de la souffrance : c'est la voie du milieu, à l'écart de tous les comportements extrêmes qui permet de trouver la liberté intérieure. Elle comporte un très large éventail de conseils et de pratiques qui s'inscrivent tous dans la triade fondamentale de l'éthique, de la méditation et de la sagesse.
Dans cette voie, l'individu est constamment renvoyé à sa propre responsabilité, à partir de la connaissance des principes enseignés par le Bouddha. L'éthique est étrangère à des notions d'interdits ou de commandements et elle doit être considérée à la lumière de la sagesse qui accompagne le développement spirituel.
A cette conduite éthique s'ajoutent les pratiques de méditation, le coeur de la tradition bouddhique. Celles-ci visent à transformer l'homme en éclairant et pacifiant son esprit, en éliminant peu à peu ses tendances négatives. Ceci amène un équilibre et un bonheur subtil, qui atténuent tout naturellement la convoitise, la haine et l'égoïsme et développent la sagesse lucide et la compassion.
Les pratiques méditatives - c'est à dire l'entraînement systématique physique, mental et spirituel - constituent certainement un apport précieux et original à l'Occident, même non-bouddhique.
Ce système de pensée est libre de dogmatisme, les enseignements étant comparés, selon une métaphore bien connue, à une barque permettant de passer d'une rive à l'autre, de la confusion à la lucidité transcendante. Ceci donne au bouddhisme une dimension d'ouverture et de tolérance, et contribue à développer une attitude respectueuse à l'égard des autres traditions religieuses."
Un hermite a dit un jour, "l'entrée du chemin est fine comme le fil d'un rasoir entre deux montagne." Cette perspective qu'offre les quatre vérités est extrêmement joyeuse, quasi inespérée mais l'entrée du chemin est difficile à trouver. Je pense que beaucoup ne parcours pas le chemin mais passent des années, parfois bien plus, à tendre vers, à espérer, à aspirer à entrer dans le courant.
Je vous souhaite de le fouler un jour prochain. Puisse tous les êtres entendre le Dharme, les enseignements, les comprendre et les réaliser pleinement.
Karma Djin Pa Gyamtso
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